Les compteurs communiquants

De quoi parle-t-on ? au 07/03/2018

Le but de ces pages est d’informer afin d’aider à se faire
sa propre opinion, et aussi, de se protéger de cette pollution radiative…

Transposée de deux directives européennes datant de 2006 et 2009, la loi relative
à la transition énergétique pour la croissance verte promulguée le 17 août 2015 a institué la généralisation de compteurs dits communicants.

Ces compteurs possèdent la faculté de communiquer avec les systèmes
d’informations des fournisseurs d’énergie afin de transmettre les données relatives à la consommation d’un logement, et aussi de pouvoir les administrer à distance sans avoir à intervenir sur le lieu d’implantation.

Ils disposent de technologies dites AMR (Automated Meter Reading) qui mesurent de manière détaillée, précise et en temps réel la consommation d’électricité, d’eau et de gaz, notamment.

Le compteur Linky Le compteur Linky est le nom du compteur communicant développé par ENEDIS (ex ErDF), principal gestionnaire du réseau électrique de distribution, et qui permet selon ses concepteurs:
– aux clients, de bénéficier plus simplement de leurs services habituels (relève, mise en service, adaptation de contrat effectuées à distance, donc sans rendez-vous) et leur offrirait pour la première fois la possibilité de suivre précisément leur consommation ;
– aux gestionnaires de réseaux de distribution (tels ENEDIS), d’améliorer leur qualité de service et de gains de performance, par la réduction des délais d’intervention, ramenés de 5 jours à moins de 24 heures ;
– aux fournisseurs d’électricité, de diversifier leurs offres ;
– de contribuer à la modernisation du réseau d’électricité en permettant par exemple la détection à distance des réaliser des pannes sur le réseau basse tension (BT) et donc une réalimentation en électricité plus rapide, ce qui diminue significativement les temps de coupure ;
– la généralisation de la facturation calculée sur la base des consommations réelles ;
– ainsi que faciliter l’intégration des énergies renouvelables dans le réseau électrique, en contribuant à gérer l’intermittence de la production d’électricité de ces sources d’énergie.

Le compteur Gazpar Le compteur Gazpar pour le gaz communique lui en utilisant un moniteur radio ATEX (antidéflagrant) connecté au compteur.
Les données sur la consommation sont récupérées par le compteur et transmises via un moniteur radio par des RF (des radiofréquences de 169 Mégahertz) vers un concentrateur haut, qui enregistre les données et les transmet grâce à un système GPRS Edge vers le centre de gestion GrDF, qui lui, émet des HF, des Hyperfréquences allant jusqu’à 2,5 GigaHertz.

Les compteurs eau à télérelève Pour ce qui concerne l’eau, le compteur à télérelève Aquarius communique en utilisant un moniteur radio clipsé sur le compteur.
Les données sur la consommation sont récupérées et transmises via un moniteur radio par des HF, des Hyperfréquences de 168 à 868 MégaHertz, vers un concentrateur haut, qui enregistre les données et les transmet grâce à un système GPRS Edge vers le centre de gestion du fournisseur concerné, qui lui, émet des HF, des Hyperfréquences allant jusqu’à 2,5 GigaHertz.

 Le déploiement de ces compteurs posent certaines problématiques

Concernant le compteur Linky

  • Alors que d’autres choix technologiques sont possibles, comme par exemple l’utilisation de liaisons filaires en fibres optiques beaucoup moins impactantes et aussi nettement moins onéreuses… Les radiations générées viennent se surajouter aux différents rayonnements existants, les différents opérateurs se retranchant derrière les normes, ne prenant pas en compte les différentes préconisations notamment européennes ainsi que les avancées des connaissances de la médecine environnementale… Dans sa résolution 1815 du 27 Mai 2011, l’Assemblée Européenne préconisant de prendre en compte non seulement les effets thermiques, mais aussi athermiques (ou biologiques) de ces rayonnements.Ainsi, la compréhension des mécanismes biologiques devenant de plus en plus précise, il s’avère prudent d’appliquer le principe de précaution ou ALARA (as low as reasonably) soit le niveau le plus faible raisonnablement possible…Classement des ondes

  • Un caractère intrusif, les relevés d’informations constituant une intrusion dans la vie privée ainsi qu’un risque de piratage… L’usage commercial de nos données personnelles privées, les réseaux de distribution d’électricité étant autorisés à communiquer nos données personnelles aux prestataires des Big Data. Les différents opérateurs pouvant ainsi connaître à tout moment le nombre et le type d’équipements électriques installés ainsi que la fréquence et la durée d’utilisation de chaque appareil connecté, avec la possibilité d’établir des « profils de consommation » qui pourront être « monnayés »…

  • Une augmentation de la facturation liée à un mode de comptage différent. Pour aller plus loin…

  • La capacité du système à réduire la consommation d’électricité globale de la France, l’un des arguments mis en avant étant fortement mis en doute, les datacenters qui traitent et stockent les données étant très énergivores.

  • Ces compteurs présentent également un risque potentiel de sécurité incendie, les câbles du réseau électrique n’étant pas conçus pour transporter du CPL émis par le compteur Linky, ou aussi de pannes et d’incompatibilité avec les différents appareils électriques. Toute l’informatique passant dans le domaine public, il n’existe plus aucune confidentialité, avec une possibilité de piratage, cette technologie vulnérable aux cyberattaques et au cyberterrorisme pouvant générer des risques de pannes électriques et de black-out ainsi que connaître notre présence ou notre absence, ce qui laisse la porte ouverte par exemple aux cambrioleurs.

  • Il convient également d’observer que leur durée de vie sera pratiquement obsolète à la fin de leur déploiement, et qu’il s’agit d’une gabegie financière… Des prétendues « économies d’énergie » étant promises par Enedis, qui peut croire qu’EDF, qui vit en nous vendant de l’électricité, a autorisé sa filiale à installer des compteurs pouvant réduire la consommation.La réalité : une obsolescence programmée…

  • Le programme Linky est un véritable désastre écologique, il consiste à détruire 35 millions de compteurs ordinaires en parfait état de marche, et les remplacer par 35 millions de Linky. Ces derniers ayant une durée de vie beaucoup plus courte (officiellement 15 ans… en réalité 5 à 7) et outre des milliards d’euros pris sur nos factures d’électricité, nécessitent de très grandes quantités de matières premières et d’énergie pour leur fabrication.

  • Les obligations d’Enedis… Ce que dit la loi… Les manquements… Les droits et les devoirs de chacun.

Écoutons nos amis Québecois Christian Roberge et Gino Ciraulo, qui ont fait une remarquable synthèse sur ce type de compteurs…

Merci à notre adhérent jean-pierre MALGOIRE du site Les ateliers de l’habitat vivant pour cet excellent résumé

Plus de détails sur son site

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2 réponses sur “Les compteurs communiquants”

  1. S »il n »était question que des frais de relève, Enedis aurait pu remplacer le million de compteurs qui lâchent chaque année, (selon ses dires) puis, une fois tous les compteurs changés, supprimer la relève. Donc au bout de 60 ans au moins ! Là, il dépense plus de 7 milliards d »euros juste pour cela ? Non, il y a bien d »autres arguments bien plus alléchants. Ne crains rien. Pour le moment, aucun frais supplémentaires, aucune taxe, n »est prévue si tu refuses le Linky. Refusons-le jusqu »à la date limite (2021) et attendons voir ce qui se passera ensuite.

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